Le marché de l’e-publicité encore très timide

Même si aujourd’hui, on assiste à une effervescence autour de la blogosphère avec plus d’un million et demi de sites créés chaque jour, l’e-publicité y est encore peu présente et les audiences très éparpillées. Avec la baisse des marchés publicitaires sur le print, Internet est apparu comme une terre promise. Mais, pour le moment il n’en est rien. La conjoncture économique internationale reste morose et les investissements très attendus. Seul, le marché de la vente par internet est porteur et vecteur de croissance. Le constat s’impoe : l’e-publicité souffre du déséquilibre entre l’offre et la demande d’espaces publicitaires, le pouvoir de l’annonceur s’en trouve renforcé et contribue à transférer le risque des investissements sur les régies et les supports. On assiste alors au basculement du « coût pour mille » au « coût par clic » voir au « coût par action ». Résultat ? Une précarisation du modèle économique des éditeurs qui peinent à rentabiliser leurs investissements et leurs contenus. Sans oublier l’e-marketing qui souffre encore du spamming et parfois d’une surexploitation des fichiers. A priori les modèles classiques de la publicité ne sont pas adaptés à l’univers du web. De nouvelles formes de business sont encore à inventer. La publicité comportementale ou le retargeting font leur entrée en scène. Ces tendances permettront-elles de recréer de la valeur ajoutée ? Selon l’étude PRECEPTA, « l’e-publicité recouvre un champ large de métiers et d’expertises. Les liens sponsorisés et le display ne forment pas la partie la plus visible et renseignée du marché. Les annuaires et les annonces classées on line, l’e-mail marketing, l’affiliation et les comparateurs de prix ont généré des recettes publicitaires d’un montant estimé à 2,5 milliards d’euros en France en 2008. » Certains segments comme la création de sites institutionnels et commerciaux échappent cependant à la statistique. Il en est de même pour le social média ou le marketing mobile. Or, le marché est bien réel. Affaires à suivre, donc…
Sources : Etudes PRECEPTA, Groupe Xerfi, mars 2009

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